INFLUENZA AVIAIRE : Les professionnels prennent acte des nouvelles mesures de lutte contre le virus annoncées par le ministre, mais demandent toujours le renforcement indispensable des moyens de l’Etat sur le terrain pour aller plus vite

Victimes de la multiplication des foyers d’Influenza Aviaire depuis plusieurs semaines dans les Landes, les professionnels du Foie Gras réunis au sein du CIFOG (Interprofession du Foie Gras) prennent acte des mesures annoncées ce matin par le ministre de l’agriculture Julien Denormandie.

L’évolution de la stratégie d’abattages préventifs passant d’un rayon de 3 à 5 km autour des foyers détectés va dans le bon sens afin d’essayer d’enrayer la propagation très rapide du virus dans les zones de production. Cependant, le CIFOG précise qu’il sera indispensable de faire très rapidement le point dans les prochains jours afin d’évaluer si cet élargissement à 5 Km est suffisant ou s’il faudra aller plus loin.

Tous, les professionnels (producteurs, équipes de ramassage, transporteurs, techniciens des organisations de production, salariés des abattoirs, organisations professionnelles, Chambres d’Agriculture, Interprofession, entreprises de transformation,…) sont totalement mobilisés auprès des services vétérinaires de l’État depuis la détection du premier cas. Ils rappellent que la lutte contre ce virus est un « sprint » et la rapidité de réaction est un le facteur majeur pour aller plus vite que la propagation du virus. C’est pourquoi ils réitèrent leur appel au renforcement des moyens humains des services de l’État sur le terrain afin d’accélérer la mise en place des mesures de gestion de ces foyers.

Enfin, si les professionnels accueillent avec soulagement les annonces d’indemnisations des éleveurs, foyers ou victimes d’abattages préventifs, ils demandent que ces indemnisations prennent également en compte les pertes liées à la non-production du fait de l’instauration de vides sanitaires plus longs dans les élevages. Ces indemnisations doivent aussi couvrir les pertes des couvoirs liées aux décisions administratives ainsi que les conséquences économiques pour les entreprises de transformation privées de matière première suite à la mise à l’arrêt des élevages.