Le bien-être animal est bien sûr une vraie question pour les éleveurs
Le bien-être des animaux est une préoccupation quotidienne pour les éleveurs de palmipèdes. Depuis 1996, les professionnels de la filière regroupés au sein d’une interprofession (CIFOG) ont adopté une charte de bonnes pratiques et fait évoluer leurs pratiques et leurs outils de production. Cette charte d’éthique professionnelle comporte 23 articles : ceux-ci se rapportent d’une part aux conditions d’élevage qui se doivent d’êtres compatibles avec le respect du bien-être animal, et d’autre part à la qualité du produit destiné au consommateur.
Le CIFOG précise qu’il se porterait partie civile en cas de manquement de l’un des acteurs de la filière au respect des articles de la Charte.
Des conditions en constante amélioration
Les professionnels ont notamment pris la décision de limiter la taille des bandes d’élevage et de gavage. Ils ont progressivement défini des conditions de production des canards gras impliquant par exemple un âge minimal de 11 semaines à la mise en gavage, un accès à un parcours extérieur et des soins vétérinaires scrupuleux durant cette période d’élevage. Par ailleurs, en accord et en complément des réglementations de l’Union européenne, la charte du CIFOG stipule que les palmipèdes doivent vivre dans un espace vital individuel important et bénéficier d’aération, de lumière, de chaleur et de calme. Depuis le 31 décembre 2009, toute nouvelle implantation de cages individuelles est impossible. Et à partir du 31 décembre 2015, elles auront toutes été remplacées par des logements collectifs.
Au strict plan économique, il est important de rappeler que l’intérêt de l'éleveur est directement lié à la « bonne vitalité », et donc au bien-être de l'animal dont il a la charge. Obtenir une production satisfaisante en quantité et en qualité garantissant sa juste rémunération, l'éleveur a tout intérêt à ce que les animaux confiés à ses soins restent, pendant le gavage, sains et robustes !